A propos

LemanMake c’est LE festival de makers romands!

Les makers ?

Ce sont des bricoleurs contemporains, âgés de 7 à 77 ans, qui s’amusent à fabriquer toutes sortes d’objets insolites avec leurs dix doigts.

A regarder de plus près, le monde regorge de makers connus comme Tinguely, Jaquet-Droz, Buckminster-Fuller, Calder, le professeur Tournesol… mais aussi de makers plus discrets qui bricolent peut être dans votre quartier, dans ces ateliers communautaires nommés fablab, makerspace, hackerpsace ou autre, parfois encore inconnus du grand public.

L’objectif du festival LemanMake

C’est de présenter ces talents au grand public et de les rassembler pour créer un marché aux idées, une foire à l’ingéniosité, l’inventivité et la débrouillardise sans vocation mercantile !

LemanMake c’est aussi véhiculer les valeurs chères aux makers : Apprécier le travail manuel et l’artisanat.

  • Récupérer, transformer
  • Personnaliser et valoriser des objets pour s’affranchir du monde effréné de la consommation.
  • Mettre en commun des connaissances en informatique, en biologie, en microtechnique, en artisanat etc. pour arriver à fabriquer (presque) tout et n’importe quoi.
  • Apprendre de manière ludique et aiguiser sa curiosité et sa créativité.

Au programme du festival ?

Plus d’une vingtaine d’exposants, de multiples ateliers, des animations, des concours et des conférences destinées au grand public.

De quoi plonger facilement, l’espace d’un week-end, dans cet univers fascinant des makers.

Unique en Suisse, vous l’aurez compris, ce festival est ouvert à tous ceux qui aiment faire des choses avec leurs mains, bricoler pour leur simple plaisir ou créer des objets intelligents, utiles, ludiques ou parfaitement saugrenus.

La création d’une association et la naissance d’un festival

En 2014, plus d’une vingtaine de makers romands se sont réunis pour créer une nouvelle association : LemanMake.

Ensemble, ces makers rêvaient alors de réaliser un festival pour faire la part belle à leur passion commune : bricoler, créer, améliorer, détourner, apprendre et partager.
Le projet du festival LemanMake était né !
Une toute première pour ce mouvement né aux Etats Unis et maintenant déjà bien implanté en Suisse romande.

Les fondamentaux ou comment saisir l’essence du maker

Comme son nom l’indique, les makers sont ceux qui font, qui fabriquent des choses eux-mêmes.

Des adeptes du DIY (Do It Yourself – faites le vousmêmes).
Ces bricoleurs modernes manient aussi bien des outils technologiques que des outils plus traditionnels. Et c’est ainsi armés d’imprimantes 3D, de circuits électroniques, de fers à souder ou encore de machines à bois, que les makers peuvent laisser libre cours à leurs créativités
et réaliser toutes sortes d’objets, de l’utile à l’insolite.

La culture maker est portée par plusieurs valeurs dont l’apprentissage par l’amusement et la mise en commun des connaissances. N’est-il pas palpitant de mélanger les idées d’un biologiste avec celle d’un artiste, de combiner la curiosité d’un menuisier avec celle d’un chimiste ? Très rapidement, ces bricoleurs passionnés se sont réunis dans des hangars, des caves ou des
appartements, des lieux qui seront nommés hackerspaces (espaces de hackers), fablabs (fabrication laboratory) et makerspaces.

En Suisse Romande, ces ateliers communautaires ouverts à toutes et à tous se sont multipliés et bénéficient aujourd’hui d’un véritable engouement. Tout un chacun peu s’y rendre pour élaborer un projet, apprendre à découper au laser, souder, programmer ou simplement voir une imprimante 3D.

A qui s’adresse ce festival?

Ce festival s’adresse à tous les curieux qui ont soif de découvrir et d’apprendre tout en s’amusant! Petits et grands, écoliers et professeurs,
homme et femmes, de tous horizons. Nous mettons un point d’honneur à ce que ce festival soit ludique et accessible à tous.

Avec les activités proposées, les enfants constitueront bien évidemment un public cible, des petits/es hyper actifs/ves amusés/es par les étincelles aux doux/ces rêveurs/ses qui regardent pousser les plantes.

Le Manifeste

  • Présenté à Reboot à Copenhague en 2005, publié dans le journal MAKE la même année, « l’esquisse d’un
    manifeste des bricodeurs » est à nos yeux aujourd’hui le texte qui décrit le mieux nos convictions et ce qui
    nous a inspiré à lancer LemanMake. Le voici, en traduction, avec des petits ajustements:
    « J’ai tenté de poser de manière simple les raisons d’un engouement nouveau pour l’artisanat. Voici, en
    l’état, mes réflexions:
    La satisfaction de créer/d’imaginer des objets repose en partie sur le fait qu’on peut se reconnaître
    soi-même dans les choses qu’on fait au contraire de celles qu’on achète.
  • Les choses que l’on crée soi-même ont des pouvoirs magiques. Elles contiennent des qualités
    invisibles que les autres ne peuvent pas voir.
  • Nous conservons et améliorons les objets que nous créons nous-mêmes. L’artisanat n’est pas
    contre la consommation. Il s’oppose en revanche à jeter les objets, au gaspillage.
  • Ceux qui créent attendent une reconnaissance pour leurs objets. Elle vient souvent du cercle
    proche, les amis, la famille. On est dans la logique d’une économie de l’échange des cadeaux.
  • Au-delà, ceux qui inventent des choses, plutôt que simplement d’en fabriquer, recherchent une
    diffusion plus large pour leur invention. Ils créent ainsi des occasions d’ouvrir des canaux de
    distribution nouveaux.
  • Le travail manuel inspire le travail manuel.Voir ce que les gens font génèrent des idées et des
    dessins nouveaux.
  • Des outils légers, facile à maîtriser, accessibles au plus grand nombre sont essentiels à l’artisanat.
  • Les matériaux sont importants. Savoir de quoi ils sont faits et où les trouver est important.
  • Partager son savoir-faire et important. De la valeur est créée quand les recettes de fabrication sont
    partagées.
  • L’apprentissage des techniques artisanales rassemble les gens. Des communautés de pratiques
    naissent, réelles et virtuelles.
  • Les artisans sont curieux. Ils aiment découvrir des choses intéressantes et rencontrer les créateurs
    des objets qu’ils apprécient. Ces rassemblements créent des marchés.
  • Au fond, l’artisanat est une forme de jeu. »

Version originale du manifeste d’Ulla Engeström: http://ullamaaria.typepad.com/hobbyprincess/2005/03/draft_craft_man.html
Traduction: Philippe Mottaz